Manon, cat lady yogini

Impossible de me souvenir comment j’ai connu Manon… Il me semble que c’est par l’intermédiaire de copines profs de yoga que j’ai fini par suivre son compte Instagram. Après de nombreux échanges virtuels, elle est désormais ma lumière du mardi matin avec le cours de vinyasa qu’elle donne Chez Simone !

Qui es-tu en quelques mots ?
Aloha, je suis Ginger, une crazy cat lady prof de yoga et amoureuse des huiles essentielles. Une sorte de sorcière des temps modernes quoi. Après 4 ans et demi au Canada, c’est maintenant au détour des studios parisiens que vous me trouverez. Lorsque je ne suis pas en leggings, je suis très certainement en train de parler à mon chat, un gâteau dans une main et un café (thé) dans l’autre.

Quand, comment et pourquoi t’es-tu retrouvée sur un tapis de yoga pour la première fois ?
C’était lorsque j’habitais encore à Québec, en janvier 2014. Très anxieuse de nature, ça faisait plusieurs années que je couplais ça avec un sommeil médiocre. J’ai donc décidé qu’il fallait que je teste quelque chose de nouveau pour m’en dépatouiller. C’est là que j’ai atterri sur mon mat pour la première fois.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de continuer ?
J’ai du mal à mettre le doigt sur LA chose qui m’a donné l’envie de continuer. Je pense que j’ai adoré ma prof. Elle a su créer ce cocon de bienveillance et de calme dans la salle. Pour la “première” fois de ma vie, je su ne pas me déprécier dès que je n’arrivais pas à faire quelque chose (hello ,fear of failure, my old friend). À la place, j’ai persisté et j’y ai trouvé toute l’introspection et l’écoute desquelles j’avais besoin.

Quand et comment as-tu choisi ta première formation pour devenir prof ?
J’ai fait ma première formation (en yoga chaud) en août/septembre 2015. Les gérants du studio dans lequel je travaillais comme réceptionniste m’ont proposé de devenir prof pour eux. Je n’ai pas été vraiment respectée dans cet endroit et, très vite, j’ai senti que je cherchais quelque chose de “plus”. Je suis donc partie faire une autre formation en Inde (Rishikul Yogshala). Pour me décider, j’y suis juste allée au feeling. J’ai suivi mon intuition et j’ai été plutôt bien guidée. 😉

Tu es prof de yoga à plein temps, quand / comment s’est passé le déclic pour changer de vie et faire du yoga ton métier ?
Le déclic s’est fait naturellement. Je n’ai jamais eu de “crise existentielle”. À la fin de mes études (études que j’ai adorées d’ailleurs), je suis partie en Inde. Après un bref retour au Canada, j’ai décidé d’emménager à Paris pour essayer. Après tout, on a toujours l’opportunité de crier “PLOT TWIST!” si ça ne fonctionne pas. Depuis octobre 2017, je vis de ma passion. et ça, c’est assez incroyable comme sensation.

Tu as déjà un diplôme de vinyasa et tu viens de finaliser une formation de yin (félicitations pour ce nouveau diplôme), qu’est-ce qui t’a poussé vers une formation assez opposée à la précédente ?
Paris. La vie. On est dans un ère où tout va très vite tout le temps. Plus personne ne s’arrête et on prône l’excès dans tout: la femme parfaite, la fille hyper sportive, la working girl…. Tout est fait pour que, nuit et jour, on se sente dans l’obligation de faire quelque chose, d’être actif/ve. Je trouve même que certains cours de vinyasa s’identifient comme du “fitness”. Et si, pour une fois, on prenait le temps de prendre le temps? De faire une pause et de s’écouter? Je pense que cette réponse est peut-être un peu brouillon mais l’idée de fond est là.

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un qui n’ose pas prendre son premier cours de yoga ?
Seek discomfort. Accepter que c’est dans l’inconfort que se vivent les expériences les plus enrichissantes et laisser l’ego de l’autre côté de la porte.

Et un conseil pour quelqu’un qui voudrait devenir prof de yoga ?
La pratique et l’enseignement du yoga sont deux choses très distinctes. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour parler puisque tout s’est enchaîné pour moi mais: prends ton temps. Je dirais à tout(e) prof en devenir de prendre le temps de développer sa pratique (spirituelle et physique) avant de se lancer dans un teacher training. Apprendre à écouter son corps et son coeur pour ensuite guider les autres. Revenir à soi aussi souvent que possible aussi! On a tendance à vouloir trop en faire et à s’oublier ;). En dehors de ça, être prof de yoga est absolument fabuleux et je suis incroyablement reconnaissante de pouvoir appeler ça mon “métier”!

Un mot à ajouter ?
“Don’t be afraid to fail, be afraid no to try.” Je viens juste de citer Michael Jordan, oui. Rappelez-vous que ce n’est QUE du yoga et qu’il n’y a pas de posture ou d’alignement parfait. L’important c’est d’y mettre son coeur et d’être bienveillant(e) avec soi-même. Full love x

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